3 conseils pour améliorer sa qualité de l’air intérieur !

Publié par meznik le

Pollution intérieure - Cigarette - COV...
3 conseils pour améliorer sa qualité de l'air intérieur !

La QAI influe sur notre degré de concentration, notre productivité, et sur notre santé de manière générale (asthme, allergies, …). De simples actions permettent de l’améliorer !

1. Diminuer les sources de pollution

“Purifier l’air intérieur”, “assainir”, “dépolluer”, ce sont des classiques. Mais… Pourquoi ne pas se demander : comment éviter de polluer ?

Il n’y a pas de secret : on cherche souvent des solutions tampons aux problèmes sans chercher l’origine du problème en lui-même. En trouvant l’origine du problème, on résout tout simplement le problème !

Pour la qualité d’air intérieur, c’est pareil. Mieux vaut trouver les sources de pollution intérieure pour apprendre à ne pas polluer plutôt que de continuer polluer sans le savoir et vouloir recourir à des solutions parfois douteuses et coûteuses. 

retour aux astuces de grand-mère !

Mhh ! Une bonne odeur de propre : des plaques décrassées, une douche récurée, des vitres nettoyées, des meubles cirés, un évier débouché,…  Sauf que le propre, ça n’a pas d’odeur. Ce qu’on sent, ce n’est rien d’autre que l’odeur de substances chimiques contenues dans la majorité des produits d’entretien vendus en grande surface. En plus d’être nocifs pour la santé, ces produits sont également nuisibles à l’environnement. Puisque nous passons plus de 80% de notre temps en intérieur, posons-nous les bonnes questions : comment faire son ménage sans polluer ? Quelles solutions privilégier ?
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    • Bougies & encens : un cadeau empoisonné ?
    Les bougies & encens sont généralement associés à une atmosphère zen, de bien-être, de cocooning du samedi soir. S’ils sont très pratique à offrir comme cadeau, ils rejettent finalement tout un tas de polluants dans l’air intérieur :  benzène, toluène, éthylbenzène, styrène, formaldéhyde, acétaldéhyde et acroléine. Des particules et des concentrations de HAP (Hydrocarbures Aliphatiques Polycycliques) sont également relevées. Le pic de pollution lié aux bougies & à l’encens se fait pendant la combustion et l’heure suivant la fin de la combustion.
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    L'air intérieur est plus pollué
    PAS DE PANIQUE ! Selon le rapport de l’ADEME sur l’exposition aux polluants émis par les bougies et les encens dans les environnements intérieurs (2017), “aucune situation préoccupante n’est attendue pour des expositions chroniques associées aux usages les plus courants.” Cela signifie que l’utilisation des bougies & des encens doit être modérée. Une bonne aération après la combustion permettra d’apporter un air tout neuf !
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    Substances dangereuses
    • Cigarettes (même électroniques) : “je fume à la fenêtre, c’est bon !”

    Eh non, ce n’est pas bon. En fumant à la fenêtre, une partie de la fumée vient quand même s’incruster dans vos tissus : canapé, coussins, rideaux, vêtements… Partie de fumée qui sera donc bien inhalée en définitif.

    Les effets du tabac sont bien connus et réels sur la santé : irritation des yeux, irritation des voies respiratoires, augmentation des risques de crises chez les asthmatiques exposés, risque de développement d’un cancer du poumon (par tabagisme actif ou passif), etc.

    Quand on sait qu’il contient plus de 3 000 substances dangereuses et que c’est une source de pollution avérée, fumer à la fenêtre représente un crime ! On ne fume donc pas à la fenêtre pour éviter qu’une partie re-rentre dans le logement et lorsqu’on fume à l’extérieur, on se tient loin des fenêtres.

    • Produits ménagers / sprays : “c’est bon, je les ai acheté en pharmacie !”

    Détrompez-vous : un produit peut être vendu en pharmacie comme en grande surface. Ce qui change, c’est le canal de distribution mais certainement pas sa composition chimique !

    Les sprays sont souvent avancés comme des produits miracles permettant d’assainir, de désodoriser, ou de lutter contre les acariens. En réalité, ces produits s’avèrent être biocides au même titre que les bombes insecticides.

    Biocide : substances ou préparations destinées à détruire, repousser ou rendre inoffensifs les organismes nuisibles, à en prévenir l’action ou à les combattre, par une action chimique ou biologique.
    Produits ménagers - pollution intérieure
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    des produits ménagers testés émettent du formaldéhyde*
    *substance cancérogène avérée pour l’homme selon le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer). 
    • “Mais… C’est bio. C’est 100% naturel.”

    Quand vous achetez des bananes bio, demandez-vous : d’où proviennent-elles ? Les normes sont-elles les mêmes dans tous les pays ? Comment sont-elles venues jusqu’ici ? Le bio n’est pas toujours si bio qu’il en a l’air !

    Ce principe s’applique également aux produits ménagers. En effet, certaines étiquettes jouent sur des appellations trompeuses et sur le caractère “naturel” de produits ajoutés en quantité dérisoire dans les flacons comme, par exemple, les huiles essentielles. 

    Selon l’ANSES, on retrouve ainsi 22 types de produits biocides répartis en 4 familles distinctes : les désinfectants (hygiène humaine ou animale, désinfection des surfaces ou de l’eau potable…), les produits de protection (matériaux de construction…), les produits de luttes contre les nuisibles (insecticides, répulsifs…) et, enfin, les produits biocides divers (embaumement, antisalissures).

    Il n’y a pas de secret : on privilégie les produits naturels !

    Le bicarbonate de soude permet d’absorber les odeurs, de décaper et de nettoyer. Le vinaigre blanc est excellent pour nettoyer les sols, les surfaces, etc. Le savoir noir permet de nettoyer et de dégraisser. On peut utiliser avec précaution et modération des huiles essentielles pour leurs odeurs et leur pouvoir désinfectant. Quant à l’huile de coude, elle permet de déboucher les canalisations !

    Cadre réglementaire des produits biocides & des substances actives

    Le règlement UE N°528/2012 européen garantit un haut niveau de protection de l’homme, des animaux et de l’environnement. L’objectif de la réglementation est de limiter l’utilisation et la mise sur le marché de ces produits en Europe aux seuls produits biocides efficaces et ne présentant pas de risques inacceptables.

    SE MÉFIER DE / DES :

    • Limonènes (irritants & allergènes) à l’origine de l’odeur de citron contenue dans la moitié des flacons.
    • Phosphates considérés toxiques pour la santé et qui représentent un danger pour la biodiversité aquatique.
    • L’ammoniaque qui a un effet irritant sur les yeux, la peau, la gorge et dans les cas les plus graves, qui provoque des irritations des voies respiratoires sévères. On en retrouve dans les produits ménagers pour salle de bain, cuisinières, vitres, mais également dans les polishs pour voiture ou dans les produits à l’acier inoxydable.

    Selon l’ADEME, les pictogrammes de danger sont également réduits sur 2/3 des marques. Il faut donc rester vigilants et on troque tous les produits chimiques pour des produits naturels : 

    • Le bicarbonate de soude pour absorber les odeurs, décaper et nettoyer.
    • Le vinaigre blanc pour nettoyer les sols, l’argenterie, les surfaces, …
    • Les huiles essentielles (à utiliser avec précaution et modération) pour leurs odeurs et leur pouvoir désinfectant.
    • Le réputé savon noir pour nettoyer et dégraisser.
    • Le citron pour nettoyer et désodoriser.
    • L’huile de coude pour déboucher des canalisations.
    2. Aérer & ventiler

    Après avoir éliminé les sources potentielles de pollution intérieure, l’aération et la ventilation sont deux enjeux capitaux d’une bonne maîtrise de la QAI. En effet, le renouvellement de l’air joue autant un rôle hygiénique que sanitaire. 

    • L’hygrométrie est contrôlée et permet donc de préserver le bâti en évitant le développement de moisissures.
    • Les odeurs et pollutions intérieures liées à la présence et aux activités humains sont diluées et éliminées. 
    • Un air nouveau est assuré au sein de la pièce.

    Pour lutter contre la pollution intérieure, on vous recommande ainsi de bien aérer : au minimum 2 fois par jour pendant 10 minutes. Il est d’ailleurs préférable d’aérer en dehors des heures de pointe pour limiter l’exposition aux particules fines liées aux trafic routier.

    Quant à la ventilation, on n’obstrue pas ses bouches !